Centre d'Accueil des Refugies et des Immigrants de Nouadhibou.

ACOMPAGNEMENT DES MIGRANTS
Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie, est un pôle d’attraction où se retrouvent de nombreuses personnes à la recherche d’un travail. La population dont le nombre ne cesse de croître (naissances et arrivées massive d’étrangers) est d’environ 120.000 habitants, vivant essentiellement des activités de la pêche et de la SNIM (Société Minière ).

 Les conditions de vie de la majorité de la population de Nouadhibou sont très difficiles. Cette situation d’extrême pauvreté s’accentue avec la baisse des revenus au niveau local, conséquence d’une activité de pêche essentiellement tournée vers l’exportation d’une part, et d’autre part de l’exploitation anarchique des richesses maritimes qui mène à l’épuisement progressif des réserves. 
  Le nombre d’étrangers est estimé à 10.000 personnes, à 95% d’origine subsaharienne. Si certains arrivent avec des contrats de travail (asiatiques, européens, quelques africains), la majorité africains, arrivent à Nouadhibou dans la perspective de continuer leur périple vers l’Europe. On rencontre aussi à Nouadhibou des réfugiés, au nombre de 350 environ : sierra - léonnais, libériens, sahraouis, congolais, Ivoiriens, etc… 
  En attendant sa chance, le migrant cherche à travailler, tout d’abord pour se nourrir, et se loger, mais aussi pour amasser la somme nécessaire qui lui permettra de poursuivre son voyage hypothétique. Mais en réalité, pour la quasi totalité d’entre eux, Nouadhibou (« bouchon » dans la langue locale) se révèlera être une impasse. 
  Ces migrants venus d’horizons divers sont confrontés à d’énormes problèmes d’adaptation sociale, économique et culturelle. Lors d’une réunion avec nous en Décembre de l’an passé, certains d’entre eux énuméraient leurs principaux problèmes : sentiment de rejet et d’insécurité dans la vie courante comme au travail, difficultés pour se loger, pour accéder aux soins, pour scolariser leurs enfants, pour épargner leur argent…Rares sont ceux qui possèdent une qualification, la majorité vivant des petits métiers liés à la construction.

 Les Spiritains (de la paroisse catholique de Nouadhibou) se sont  déjà montrés très actifs pour les aider. Afin d’atténuer leur isolement et leur solitude, ils ont ouvert un modeste lieu de convivialité, d’échanges, de loisirs et d ‘informations.  Ils ont également démarré un système de boîte à lettres qui permet une épargne accessible et sécurisée.
 Notre communauté chrétienne est formée dans sa presque totalité d’un bon groupe de ces hommes et femmes en quête d’un mieux être social. Les autres se départagent dans les autres églises disponibles ou sont musulmans.
 La paroisse ,se montre très active pour accompagner et aider ces personnes. Pour cela plusieurs activités ont été mis en place  à leur intention :

1)     L’alphabétisation en plusieurs langue : anglais, français et espagnol. Elle a pour but de leur permettre une meilleure communication et ainsi une meilleure adaptation. Nous sommes aidés par l’un ou l’autre coopérant de passage sinon, nous sommes obligés d’embaucher un enseignant. Ce qui nécessite des frais.
2)     Par des micro-crédits (individuel ou par  petit groupe,) nous voulons leur permettre de mettre en place de petites activités génératrices de revenus. De cette façon, ils peuvent subvenir aux besoins élémentaires de chaque jour. L’un ou l’autre parvient ainsi  à s’en sortir et à faire même quelques petites économies.
3)     Nous disposons aussi pour eux d’une boîte postale,qui leur permet de rester en contact avec la famille et leurs amis, mais aussi d’une petite caisse à épargne pour leurs économies. Ainsi ils viennent récupérer le courrier aux heures de permanence. Ceci constitue de moments de rencontre avec les responsables de la paroisse  pour des échanges ou des confidences.
4)     Nous disposons de quelques petites chambres que nous mettons à la disposition de l’un ou l’autre nouvel arrivant le temps qu’il retrouve un membre de famille ou soit accueillie par sa communauté d’origine.
5)     L’aide médicale est presque aussi un problème quotidien : honorer les ordonnances  à la mesure de nos possibilités car nous ne disposons d’aucun fond pour cela. Les sœurs travaillant à l’hôpital, essayent aussi de leur favoriser l’accès aux soins dans les divers services.                        
6)     L’assistance légale et même juridique à travers les relations avec les autorités (gendarmerie, police et avocat dans certains cas) est un autre élément de notre présence à cette population.
7)     Conférences débats sur différents thèmes (SIDA, MST, dangers de m’immigration)
8)     Formation à quelques petit métier et  la gestion d’une maison tel que: couture, teinture, cuisine, repassage … etc.
9)     Centre de formation pour les femmes en difficultés (prostituées).
10) Enfin, nous sommes aussi pour les cas de rapatriements volontaires ou forcés (évacuations sanitaires, expulsions du territoires) au niveau financiers ou pour des papiers (certificats de baptême ou de bonne conduite) qui leur facilitent le voyage.
11) Activité sociale, Dance, Football, Télévision, animation musique… etc.
 

12) Visites aux prisonniers.

13) Enterrement.

 Nous sommes confrontés dans ce désir d’aider ces populations à d’énormes difficultés financières. En effet plusieurs activités ont été pris en charge pendant un temps par Caritas Mauritanie qui depuis 2003 a mis fin à ces activités. Nous fonctionnons maintenant sur certains dons ponctuels d’amis en visite. Vu l’immensité des besoins toute d’aide de quelques nature que ce soit est la bienvenue.

 
Rapport du XXII Congrès Mondial de l’Apostolat de la Mer
 
Du 24 au 29 juin 2007 à Gdynia en Pologne s’est tenu le XXIIème congrès de l’apostolat de la mer organisé par le conseil  Pontifical pour la pastoral des Migrants et des personnes en déplacement  sur le terme : En solidarité avec les gens de la mer, témoins d’espérance par la parole, la liturgie et la diaconie. Ce congrès qui se tient généralement tous les 5 ans (la dernière du genre ayant eu lieu au Brésil en 2002) est une grande assemblée qui regroupe tous ceux qui travail de près ou de loin avec le monde de la mer. C’est ainsi que plus de 300 personnes venant de tous les quatre coins du monde (propriétaires de bateau, pécheurs, familles de pécheurs, syndicalistes, marins, différents ONG…etc., pour ne citer que ceux-là) ont participé et apporté leurs différentes contributions à ce congrès.
Le congrès s’est ouvert le dimanche 24 juin par l’allocution de bienvenue de l’Archevêque Agostino Marchetto, secrétaire du conseil pontifical ; ensuite les choses se sont poursuivies suivant un programme bien établi. C’est ainsi que pendant 6 jours et après la prière et la bénédiction du matin nous entrions en salle pour débattre sur différents termes et assister aux tables rondes.
Juste après l’archevêque Marchetto, Mgr Joshua Ignathios nous a fait une présentation sur les problèmes et besoins des apostolats de la mer nationaux et locaux, suivi d’une table ronde sur le rôle de l’Evêque promoteur de Mgr Tom Burns.
L’ouverture officielle a vraiment eu lieu à 16 h 00 heure locale par une concélébration eucharistique et présidée par l’archevêque Agostino Marchetto. Nous avons eu droit ensuite à un divertissement qui nous a conduit au théâtre,  aux différents accueils et salutations, puis à notre premier diner officiel.
Le lundi 25 juin, après la prière du matin l’archevêque Agostino Marchetto nous fait une présentation du thème
du congrès, suivi de la première réflexion du congrès « le milieu maritime aujourd’hui et perspective futures présenté par Mr David Cockroft. A midi pile, et ce durant tout le congrès nous avons assistés à la concélébration eucharistique. Après le déjeuner, nous nous sommes encore penchés sur d’autres thèmes tels que l’apostolat de la mer témoin d’espérance, de charité et de solidarité à la lumière de l’encyclique ; l’apostolat de la mer une pastorale spécifique, et enfin l’apostolat de la mer dans le monde.
Cette seconde journée s’est achevée comme la première par un diner officiel.
Le reste des journées s’est passé sur le même model que celui des 2 premiers jours, à savoir : prière du matin à 8h 30, de 9h 00 à 12h 00 conférences et réflexions, 12h 00 concélébration eucharistique, 13h 00 déjeuner, 15h 00 à 18h 00 tables rondes, questions et partage, fin de session, et enfin à 19h 00 diner.
Et parmi les thèmes de chaque jours nous citerons aussi entre autres : l’espérance inspire et motive toute l’action pastorale de l’A.M par Mgr Pierre Molères ; la présentation du site web de l’AOS international (www.stellatmaris.net) ; la liturgie nourrie l’espérance des communautés de marins et de pêcheurs.. .etc.
Le congrès s’est terminé par une présentation du document final, mais aussi par une grande fête somptueuse.
De ce congrès je garde personnellement de très grands souvenir (malgré des léger problèmes technique) ; d’abord l’accueil qui nous a été réservé par les polonais, le visites des lieux touristiques et de rencontre de certaines grandes personnalité. Mais aussi le fait de rencontrer les autres qui font dans le même domaine que nous, d’échanger des idées et de comprendre comment cela se passe dans d’autres cieux est une expérience très important qui nous encourage dans nos difficultés de chaque jour et nous donne la force de continuer ici en en République Islamique de Mauritanie.
 

COMPTE RENDU DU MINI FORUM

« FEMMES ET MIGRATION »

Caritas Nouadhibou – 13/11/2010

 En prélude au forum international « Femmes et migration » 2010 qui se tiendra du 29 novembre au 2 décembre à Dakar, la Caritas-Nouadhibou sous l’initiative et l’égide de son directeur et curé de la paroisse Catholique a organisé un mini forum le samedi 13 novembre 2010 de 16h00 à 18h10 à la S.P.M (salle polyvalente des migrants). Ce mini forum a vu la participation de très nombreuses femmes et jeunes filles migrantes de Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Sénégal, Mali, Cameroun, Nigéria, Inde, Ghana, Congo, R.D.C, Togo, Mauritanie…

Toujours égal à lui-même, le directeur de Caritas-Nouadhibou dont le caractère pragmatique d’homme d’expérience tranche singulièrement  de celui du démagogue théoricien, a voulu à travers ce forum, donner  une fois encore la parole aux femmes pour qu’elles, d’une part, s’expriment sur leurs longs, difficiles et douloureux périples qui les a conduites en terre mauritanienne, partagent leurs sentiments et leurs expériences durant tout le temps de leurs migrations et, d’autre part, être leur fidèle porte-parole lors du forum de Dakar.

Après une brève intervention de bienvenue aux participantes et participants, le coordinateur a expliqué la raison première de la tenue d’un tel forum et les thématiques qui y feront l’objet d’échanges et de discussions.

Le décor planté, le forum a tenu séance en passant en revue les points ci dessous.

A. LES RAISONS DE LA FEMINISATION DE LA MIGRATION PAR LA PRESENCE CROISSANCE DE FEMMES DANS LES FLUX MIGRATOIRES. 

1-     « J’ai été chassée par mon mari avec mes enfants sans rien …. »

Dans nos sociétés africaines actuelles dites modernes où le mariage longtemps considéré comme élément fédérateur de bonheur et comme maillon indispensable dans la construction, la consolidation et la stabilité du tissu social est en train de perde de manière drastique sa pérennité et les vertus qui lui étaient associées, ce sont les femmes avec pour certaines, leurs progénitures, qui paient le lourd tribu d’un divorce subit et unilatéral.

En effet au cours de leurs différentes interventions nombre de femmes ont relaté leurs situations tragiques de femmes répudiées qui, avec leurs enfants se sont retrouvés du jour au lendemain privés de soutien moral et financier.

Sans réparation ni indemnité aucune pour préjudice subi, sans emploi, sans métier, sans moyens véritables de réinsertion sociale possible dans la société, plusieurs d’entre elles, au lieu de se laisser gagner par la fatalité ou un quelconque découragement ont entrepris de se battre pour se faire une petite place au soleil.

C’est ainsi que l’option du mouvement en direction d’autres cieux s’est trouvée être une voire la seule porte de sortie pour elles.

2- La polygamie.

Les enfants issus du mariage polygamique, une fois sortis de leur pays ; une fois réussis, n’aident que leurs frères et sœurs de même mère.

3- « A la maison, c’est très dure ... même pour manger c’est tout un problème »

La pauvreté de plus en plus croissante des familles, autre raison évoquée.
Face aux énormes difficultés financières des familles à assurer fut-il le minimum vital des siens (ration alimentaire, logement, scolarité, santé, électricité de la maison, eau …) autant mieux être une aide que d’être une charge supplémentaire au fardeau familial  ont confié les femmes.

 
D’autres raisons aussi pertinentes les unes que les autres ont été évoquées entre autres :

4- Les crises sociopolitiques et les situations de confits dans les pays.

5- La recherche d’emploi.

6- Le facteur démographique de nos pays qui comptent plus de femmes que d’hommes de nos jours.

7- Le rejet de la jeune femme par sa famille pour raisons multiples.

9- La fugue des jeunes filles afin d’éviter les mariages précoces et forcés.

10- Le rejet catégorique des mentalités de la part des femmes qui font d’elles des êtres inférieurs à l’homme.

11- La quête d’une indépendance sociale et financière qui selon elles passe nécessairement par leur réussite sociale.

12- L’ardent désir de la jeune femme d’aujourd’hui de jouir pleinement de sa liberté loin des clichés, des mentalités encore tenaces et des traditions jugées obsolètes et trop contraignantes pour elle.

13- Le désir d’affirmer son identité de femme et prouver à tous que la femme n’est pas moins importante que l’homme.

14- L’insatiable curiosité et la folle envie de découvrir vaille que vaille l’Eldorado occidental et d’y vivre.

15- Le désir de paraître mais et surtout de ressembler aux ainées qui parties pour l’occident ont socialement réussi et contribuent de manière significative à l’amélioration des conditions de leurs différentes familles.

 

B- LES NOUVELLES POSSIBILITES DE DEVELOPPEMENT HUMAIN ET DE DEVELOPPEMENT DES FAMILLES DES FEMMES QU’OFFRE LA MIGRATION.

Loin d’avoir atteint leurs objectifs ou réalisé leurs rêves pour la plupart d’entre elles, les femmes dans leur unanimité se sont voulu tout à fait optimistes  et ont particulièrement mis l’accent sur les richesses humaines et socioculturelles qu’elles ont acquises au fil du temps, les savoirs et savoir-faire qu’elles ont accumulés sans toute fois Occulter l’aspect financier qui demeure avant et après tout l’un des éléments centraux de leur migration.

Elles ont ainsi affirmé :

  •    Avoir trouvé pour certaines le bonheur au foyer par des rencontres amoureuses qui se sont soldées par des mariages et formations de familles
  •    Avoir acquis une grande ouverture d’esprit du monde et des gens.
  •    Avoir acquis un regard croisé totalement différent sur la culture, la langue, le mode de vie… de l’autre.
  •    Avoir acquis des caractères d’amazones de la vie aux travers des épreuves auxquelles elles ont dû faire face.
  •    Avoir acquis une volonté farouche de s’affirmer et ne plus se laisser brimer, mépriser, ni être dépendante financièrement de qui que ce soit mais aussi et surtout ne laisser personne les considérer comme des êtres de seconde zone.
  •    Avoir appris des métiers et gagnent leur vie de manière décente en les exerçant.
  •    Etre devenues de véritables commerçantes dans différents secteurs d’activités.
  •    Etre autonomes financièrement et contribuent à aider la famille restée au pays par l’envoi de capitaux pour les dépenses quotidiennes, la scolarité des enfants, frères, sœurs…
  •    Avoir appris à travailler en groupe à travers des groupements, coopératives et associations de femmes et ont une véritable culture de solidarité à l’égard de toutes les femmes sans distinction de race, d’origine et de religion.

 

C- LES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES FEMMES ET LES MENACES QUI PÈSENT SUR ELLES PENDANT LEUR MIGRATION.

Plusieurs difficultés ont été soulevées par les femmes notamment durant leurs voyages et leur séjour ici à Nouadhibou.

En effet, au cours de leurs différents voyages, elles éprouvent d’énormes difficultés au niveau des postes frontaliers où, si elles ne sont pas victimes de rackets systématiques organisés de la part des agents de police et de gendarmerie, elles sont victimes de harcèlement sexuel et de viol de leur part.

Le calvaire prend une toute autre ampleur inhumaine quand des passeurs, des migrants et des agents de sécurité, en complicités machiavéliques se livrent au trafic des ces femmes qui, victimes d’exploitations sexuelles, finissent comme esclaves sexuelles du désert vivant des situations insupportables et indescriptibles. Les exemples de Tamanrasset (Algérie) et Tizawatie (nord Mali) ont été cités.

Les sacrifices humains pratiqués sur les femmes accusées d’être les auteurs de l’échec des traversées du désert et de l’atlantique dans les embarcations de fortune vers l’Europe, rappellent de la pénibilité de la migration des femmes.

La vie dans la cité, à la lecture de ce qui vient d’être décrit, n’est pas des plus reluisantes bien qu’il est annoté que les femmes jouissent ici d’un certain respect et d’une certaine protection de la part de la loi.

Toujours est-il que les difficultés rencontrées vont de la non déférence des hommes à leur égard, en passant à leur marginalisation de la part de la population autochtone soit du fait de leur habillement, soit du fait de leur origine étrangère ou de leur appartenance religieuse.

Notons également le manque de débouché en ce qui concerne l’emploi.

 

D- LES ATTENTES DES FEMMES DE LA CARITAS

Adressant leurs nombreux remerciements à la Caritas par le biais de son directeur pour l’énorme effort consenti ces dernières années à travers les programmes de formation, d’information, d’éducation, d’éveil des consciences et d’insertion sociale, les femmes ont exprimé le souhait de voir ces activités se poursuivre et exhortent la Caritas à mettre en place une politique d’accompagnement des femmes.

Elle consistera entre autre à leur apporter encadrement, soutien et conseils afin de les aider à pérenniser leurs diverses initiatives pour une intégration réussie et durable.

Le directeur, durant son intervention de clôture, a survolé l’ensemble des activités menées par la Caritas au profit des migrants de Nouadhibou. Il s’est déclaré très satisfait du bon déroulement de ce mini forum et a profité de l’occasion pour exhorter et encourager les femmes à garder courage et les a remerciées d’y avoir répondu si nombreusement.

 

LISTE DES PARTICIPANTS

PRENOM (S) et NOM

NATIONALITE

 01.

Adama Watt

Mauritanienne

 02.

Adoulaye Boubali

Guinéenne

 03.

Aïchetou Isselmou

Mauritanienne

 04.

Aïssatou Diallo

Guinéenne

 05.

Aïssatou Tecagne

Sénégalaise

 06.

Alpha Mayers Samb

Mauritanien

 07.

Amadou Diop

 

08.

Aminatou Isselmou

Mauritanienne

09.

Aminetu Talleb

Mauritanienne

10.   

Amy Camara

Guinéenne

11.   

Antoineta Monga

Bissau Guinéenne

12.   

Athua Woa

Mauritanienne

13.   

Awa Watt

Mauritanienne

14.   

Aziza Makiese

Congolaise

15.   

Baba Diallo

Malienne

16.   

Béatrice

Sénégalaise

17.   

Beauty

Nigériane

18.   

Bernard Fosso

Camerounaise

19.   

Bienvenue

Congolaise

20.   

Blessing Ovwakpo

 

21.   

Bocar Adaramani Haïdara

 

22.   

Brahima Kané

Malienne

23.   

Brinsom Djota

Bissau -Guinéenne

24.   

Cecilia Obeng

Ghanéenne

25.   

Chioce Aguebor

Nigériane

26.   

Christine

Camerounaise

27.   

Daouda Coulibaly

Malienne

28.   

Diarkari Diallo

Malienne

29.   

Didier Jérôme Kapnasak

Camerounaise

30.   

Dominique Irié

Ivoirienne

31.   

El Jedou Mohamed

Mauritanienne

32.   

Eric William

Camerounaise

33.   

Evelyne

Ivoirienne

34.   

Fatima Bousso

Mauritanienne

35.   

Fatoumetou Cherif Ahmed

Mauritanienne

36.   

Habi Diop

Mauritanienne

37.   

Hamele Nomoko

Malienne

38.   

Hélène Gomis

Sénégalaise

39.   

Hope Imade

Nigériane

40.   

Ibrahima Keyta

Malienne

41.   

Inerebede Senilee

Nigeriane

42.   

Issa Male

Malienne

43.   

Jemila Mint Khattry

Mauritanienne

44.   

Jennifer

Nigeriane

45.   

Joy Mbiluma

Nigeriane

46.   

Juliet

Nigeriane

47.   

Khady Ba

Sénégalaise

48.   

Loveth Omoike

 

49.   

Mama

Nigeriane

50.   

Mamadou Diak

 

51.   

Mamadou Sané

Sénégalaise

52.   

Mami Kamara

Sénégalaise

53.   

Marcène Aboua

Ivoirienne

54.   

Marie Louise Gomis

Sénégalaise

55.   

Mecele Sidi Mouhamed

Mauritanienne

56.   

Moumini Bandia

Guinéenne

57.   

Nadiye Moussa

Malienne

58.   

Néné Béatrice Corréa

Bissau- Guinéenne

59.   

Odile Sagm

 

60.   

Ouby Abdellahi

Mauritanienne

61.   

Pierre Maxime Belinga

Camerounaise

62.   

Rosalie Niakh

Sénégalaise

63.   

Safiétou Sagna

Sénégalaise

64.   

Sajida Sidi Brahme

Mauritanienne

65.   

Salia Kwabena

Malienne

66.   

Salma Hamady

Mauritanienne

67.   

Sandar Peate

 

68.   

Seiba Diarra

Malienne

69.   

Seyni Diahite

Malienne

70.   

Sophia Ogun

Nigeriane

71.   

Stella Omilo

Nigeriane

72.   

Tina Ovedji

Nigeriane

73.   

Tourmana Mouhamed

Mauritanienne

74.   

Zeinabou Isselmou

Mauritanienne

 
 

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